Emmanuel Macron est revenu de Chine début décembre bredouille. L’appel du président français à son homologue chinois, Xi Jinping, pour l’aider à mettre un terme à la guerre en Ukraine n’allait jamais aboutir compte tenu du soutien sans réserve de Pékin à la Russie.
Exhorter Xi à s’attaquer à l’excédent commercial croissant de la Chine, résultat des politiques économiques et industrielles du pays, est également tombé, comme on pouvait s’y attendre, dans des oreilles fermées.
Quoi qu’il en soit, les principales préoccupations de Xi étaient l’imminence de la dernière réunion du bureau politique de l’année et la Conférence centrale annuelle du travail économique (CEWC) qui a suivi. Le point central était l’adoption du nouveau 15e plan quinquennal, qui doit être présenté à l’Assemblée populaire nationale en mars, et ce qui serait nécessaire en 2026 pour qu’il démarre du bon pied.
Nous devons tous être attentifs alors que nous nous préparons au deuxième choc chinois. La première, qui a suivi l’adhésion de la Chine à l’OMC en 2001, concernait l’intégration de la Chine dans le système commercial mondial, avec d’énormes conséquences sur les marchés mondiaux du travail et des ressources et les dommages subis par de nombreuses communautés à travers le monde en raison de la perte d’entreprises et d’emplois. Le deuxi...
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